L’esprit court sans fin, comme un électron prisonnier de son orbite...
L’esprit court sans fin,
comme un électron prisonnier de son orbite,
le travail devient un aimant,
et chaque pensée, un fil invisible qui le rattache.
Le corps se tend, les nuits s’éteignent,
la fatigue devient compagne silencieuse,
et le cœur, oublié, cherche un écho
dans les sourires absents, les instants volés.
L’énergie, qui devrait danser librement,
se concentre en un flux monotone,
comme un rayon lumineux coincé dans un tube,
ne nourrissant ni le jeu, ni la joie, ni l’amour.
La vie s’éparpille dans des chiffres et des tâches,
les émotions s’amplifient : colère, culpabilité, anxiété.
Les relations tremblent sous le poids de l’absence,
et l’âme, silencieuse, murmure : « Reviens à toi. »
Mais il y a un souffle, une vibration invisible,
un rappel que l’existence est plus vaste que le travail.
Respire, sens, reconnecte-toi à l’instant,
la conscience est un champ quantique
où le repos et la joie sont autant de possibles
que la performance ne peut créer.
Réapprendre à être, à recevoir, à sourire,
réparer le flux de l’énergie,
honorer le corps, écouter l’âme,
et transformer l’obsession en présence consciente :
le travail devient alors danse,
et la vie, un équilibre lumineux et entier.